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Je m’appelle
Rintintin, je suis un Berger Allemand pure race, mon
maître est le frère de Jojo. J’ai été élevé sur
une
terre agricole. Je suis arrivé sur la ferme,
j’avais 2 mois et on m’a donné des cours de dressage
pour
défendre et attaquer. Quand je vous dis un
cours de dressage, c’était plus pour défendre la
propriété du père
de mon maître. Et quand il
faisait une sortie, je prenais soin des enfants;
personne ne pouvait leur faire du mal,
j’y voyais.
Mon maître avait 4
frères et deux sœurs et je peux vous dire que je n’avais
pas le temps de m'ennuyer. Il y en avait toujours
un pour jouer avec moi, surtout le dernier
de la
famille qui venait se coucher dans ma niche et il
dormait de grands après-midi, son bras passé autour de
mon cou et sa tête appuyée sur la mienne Et il dormait
comme ça à chaque fois. Parfois la mère de mon maître
àle
cherchait et je jappais pour l'avertir qu’il était avec
moi.
Vous savez, j’ai été
chanceux moi, car je n’ai jamais eu
de vaccin, n’y
aucune opération. Mais il m’est arrivé beaucoup
d'aventures. Je vous en raconte un peu car
j’en aurais
pour longtemps.
Un jour, comme nous
étions sur une ferme, le papa à mon maître s’est rendu
compte que l’on se faisait voler du lait. Il m’a
dit: "Rintintin, tu vas rester dans la laiterie et on
va savoir qui nous vole du
lait". Alors le soir
venu, mon maître m’a placé dans la laiterie.
Durant la nuit, j’ai entendu la porte s’ouvrir et
quelqu’un qui entrait. Ma première idée est de
faire ce que l’on m’a enseigné et attaquer. J'ai
mordu le monsieur sur les fesses, le fond
de culotte
m'est resté dans la gueule. Mais je n’ai pas pu
arrêter le voleur; il a été plus vite que moi et s’est
sauvé. Mais il avait eu sa leçon, car après cela
mon maître me flattait, me cajolait et était fier de
moi. Car il a dit: "Tu es splendide mon Rintintin, plus
personne ne viendra nous voler du lait." Mais ce
que nous n’avions pas prévu, c’est que monsieur se
vengerait. Un matin, je me promenais dans la cour,
il était environ 5 heures quand tout à coup, une auto
est passée. Je me suis mis à japper car j’avais
reconnu le monsieur, la maman de mon maître a regardé
par la fenêtre de sa chambre elle a eu assez peur, le
monsieur avait un fusil. Le monsieur a sorti
son fusil et
m’a tiré dessus. La balle est entrée
sur ma joue droite pour ressortir de l’autre côté, mais
vous savez, c’était un douze à plombs que j’ai su plus
tard. Les plombs se sont répandus dans ma joue
gauche et je saignais beaucoup. J’étais sur de
mourir, mais mon maître est arrivé avec
son père et ils
ont tout enlevé les plombs que j’avais de répandus dans
la joue. Je peux vous dire que ça faisait mal. Je
souffrais tellement, mais je savais que mon
maître ne
voulait que mon bien. Il a tout enlevé les
plombs
et désinfecté ma plaie que j’avais sur ma joue et
je
voyais les larmes couler sur ses joues tellement il
avait aussi mal que moi.
Après quelques
semaines de bon soin, plus rien ne paraissait sauf une
légère raideur dans la gueule. Une belle cicatrice
sur mes deux joues. Vous savez que mon
plaisir était que mon maître m'attelle sur un traîneau
pour glisser. On parcourait le rang avec mon
demi-frère attelés ensemble. Un autre de mes
loisirs était de jouer
au hockey avec mon maître, je me
plaçais dans le but et j’essayais d’arrêter la rondelle.
Mon maître avait bien du plaisir, car la plupart du
temps, il comptait des buts où lançait la rondelle dans
la neige pour que je la cherche.
Le corps à moitié
entré dans la neige pour retrouver la rondelle.
Aujourd’hui, je ne
suis plus de ce monde car mon maître
a dû me tuer car
son père était décédé et il déménageait au village.
Et comme j’étais âgé de presque 20 ans, un record, je
vous le dis. Selon les pronostics
de certains spécialistes, la durée de la vie sur terre
pour un chien serait au maximum de 10 à 15 ans.
Mon maître a dû mettre
fin à mes jours. Il a trouvé ça
très dur, vous savez.
Il ne l’a pas fait de gaieté de cœur. Mais je peux
vous dire une chose; jamais un chien n'a eu autant
d’amour que j’ai reçu de cette famille là. J’ai eu
une belle vie de chien sur cette terre comme le monde
aime tant dire.
Gâté, bien nourri,
avec des personnes pour s’occuper de moi, jouer avec
moi. Et vous savez, je ne regretterai jamais
d’être allé dans cette famille là car ils avaient tant
d’amour à me donner et je leur rendais bien. Il y
avait plein d’animaux: Des vaches, des cochons, des
poules,
des chevaux et des chats. Mon maître
disait toujours
que j’étais son meilleur ami et qu’il
n’en aurait jamais un
autre comme moi.
Et vous savez de
là-haut, je vois mon maître. Il a eu d’autres chiens
après moi mais jamais il n’a eu un autre Berger
Allemand comme moi. Il avait surtout de petits
chiens mais plus jamais un Berger Allemand. Vous
savez, j’ai beaucoup apprécié cette marque d’amour de
mon maître pour moi, car je sais que j’ai une place
privilégiée dans son cœur.
Et maintenant de
là-haut, je veille sur toi mon maître adoré. Pour
toi, mon maître, ce petit message d’amour.
Ton Rintintin écrit
par ta sœur Johanne |