Quand crépite dans l'âtre les sarments cueillis
immolant les chagrins, les larmes et la souffrance,
un spectacle en douceur, aux senteurs définies,
de brindilles en nuées exhalent tous mes sens.

Me transportent au ciel où mes joies calcinées
renaissent de leurs cendres, et s'animant d'émois
en fusion, nos visions en la sérénité,
se laissent bercer d'échos au son de notre voix...

Une douce sonate nous escorte au voyage,
aux voiles de caresses on se laisse porter,
où l'étoile filante nous dépose à la page,
de l'image la plus belle celle de notre passé

Mais au coeur de la nuit quand la braise devient cendres,
me retrouve frissonnant descendue du nuage,
face à la cheminée, je ne fais que t'attendre ...
Qu'il fut doux ce moment d'envolée sans bagages .

Mais retrouvant le fauteuil au tissus patiné
qui m'ouvre grand ses bras, en acceptant mes larmes,
Je reviens bien de loin retrouvant ces soirées,
Et toute seule, sans chaleur, sans toi je vis un drame

Mia
21 octobre 2007

Musique: 2 petits chaussons



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