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Il y a de ces jours qu'on
n'aimerait pas vivre
Car trop lourds à porter n'ayant rien à produire
Et l'ennui nous envoie nous oblige à le suivre
Au plus profond du gouffre car faciles à conduire
Que le ciel soit bleu cela ajoute au fiel
Ces gros nuages gris qui se forment au cerveau
Font pleuvoir sur le cour sans y venir du ciel
Une pluie morose et ce n'est pas de l'eau
Ce sont des moments crus le cour pris dans l'étau
Des profondeurs marines la pression est si forte
Que l'espoir qu'on avait éclate aussitôt
Car pas une lueur un mot qui réconforte
Il y a de ces jours où l'on voit tous les autres
Croquant à belles dents dans une pomme mûre
Dont les délices envoûtent et le cour qui se vautre
Notre bonheur à nous étant dans une armure
Il y a de ces jours les nuages à porter
Enveloppent notre âme le gouffre s'ouvre à nous
La tête tourbillonne par vertige emportée
Alors les yeux fermés on ressent les remous
Mohamed HAMMOUCHE
29 juin 2005
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