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Je me
noie dans l'humain
Je me
noie dans l'humain lorsque je vois chanter
Le visage en sueur le cour pris dans les mots
L'âme alors en délire par la fureur des flots
Et jusqu'au fond d'elle-même elle se sent emportée
Je me noie dans l'humain quand une brise souffle
Libérant tous les cours leur donnant l'énergie
De vivre à pleins poumons sans aucune allergie
L'amour qui fait s'unir cela dans le même souffle
Les hommes qui s'entendent pour bâtir un beau monde
Qui se donnent la main pour vivre heureux leur vie
Et la vague en fureur s'apaise et donne envie
De se jeter à l'eau et que le flot m'inonde
Je me noie dans l'humain quand je vois un pauvre homme
Tendant sa main rugueuse voulant la refermer
Sur une simple pièce qu'il pourra enfermer
Et en demander d'autres pour reprendre sa forme
Je me noie dans l'humain quand je les vois pleurer
Ces enfants qui ont mal dans la vie dans l'amour
Qui n'ont pas d'avenir et vivent au jour le jour
Et qu'on ne finit pas tout le temps de leurrer
Je me noie dans l'humain quand du plus haut des airs
Implacable et hautain l'avion largue ses bombes
En tombant sur le sol elles y creusent des tombes
Et la terre ayant mal se transforme en enfer
Je me noie dans l'humain à voir ces travailleurs
Dont la sueur remplit les océans qui sèchent
Leurs mains noires qu'on aime que l'amour a fait
rêches
Qui nous donnent le pain aller vers les ailleurs
Je me noie dans l'humain quand le ralenti montre
Les vagues qui se forment sur les joues du coureur
Cette peau qui se crispe pour dire la fureur
Et pour dire la rage que la force démontre
Je me noie dans l'humain à voir ces gens malades
Condamnés à mourir et qui sont dans l'attente
D'un miracle peut-être et l'âme consentante
Pour un certain aller qui n'est pas une balade
Je me noie dans l'humain quand cette femme pleure
Un être qui s'en va très tôt avant l'automne
Et que le ciel serein à la minute tonne
Le cour endolori voudrait bien qu'on l'effleure
Je me noie dans l'humain quand l'humain se reflète
Dans l'homme et dans le bien la résistance et l'effort
Quand l'homme veut montrer qu'il est toujours plus
fort
Quand il veut tout parfaire et au bonheur s'allaite
Je me noie dans l'humain quand l'homme pose pied
Pour la première fois sur une lune vierge
Et qui montre que l'homme quand le curieux dérange
Peut aller où il veut dans l'univers entier
Je me noie dans l'humain à voir beaucoup de choses
Tout ce qui touche à l'homme son bonheur ses misères
Ses grandeurs ses faiblesses noyées dans les chimères
Qui font que l'homme vit à forte ou faible dose
Mohamed HAMMOUCHE
2 juin 2005
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