Les vacances étaient belles le paradis sur terre Grouillait de tout son monde et les gens s'amusaient Heureux de vivre un peu quelques journées entières Insouciants et joyeux et la terre se creusait
Puis vint l'instant fatal où la terre a tremblé Le séisme n'est rien car la minute après C'est la désolation et la terre semblait De l'éden qu'elle était un enfer à peu près
Une lame de fond qui remonte en surface Qui va comme un avion et qui vient déferler Pour raser tout sur terre effacer toute trace Où l'homme a mis les pieds et tout est désolé
La lame emporte tout et dévaste les îles De tout ce qu'elle trouve n'en fait qu'une bouchée Ce qui était bonheur une vie bien tranquille Devient en un instant sur la vase couché
Des corps sans vie gisant ou par l'eau emporté Et d'autres résistant s'accrochent à la vie Ce n'était pas un rêve car la vague entêtée Revenait prendre encore ce qu'elle n'avait pas pris
Des corps de tous les âges et de toutes couleurs Elle ne distingue rien hommes ou femmes tout passe Bébés enfants joyeux n'ont pas le temps des pleurs Familles disloquées des parents qui trépassent
On s'en va en vacances et on part pour toujours On prend aller retour ce n'est qu'un aller simple On va pour le beau temps le temps devient très lourd Une vague suffit pour endeuiller dix peuples
Une année qui finit les emporte avec elle Cent cinquante mille hommes et des villes entières Rasées en un instant ne sont plus que venelles De vase et de débris et dans cette matière
Des milliers de cadavres cela donne une image De déluge fin du monde et les vacances tournent Au deuil du monde entier et ce qui était la plage Devient désolation et les morts se retournent
Pour les peuples du monde un mot nouveau est né Ce mot est tsunami et il est japonais Pour comprendre ce mot il faut voir les télés Les scènes insupportables que l'on voit désormais
Ailleurs où il fait doux tous les cours sont serrés L'être cher est parti et s'il a disparu On ne peut plus le voir quand on s'est séparés Le sourire est aux lèvres aujourd'hui il n'est plus
Il y a le tsunami dans l'océan indien Il touche dix pays mais tous les cours aussi Là où il est passé il ne reste plus rien Et le monde impuissant assiste et suit ainsi
Le déluge en direct et les images emportent Avec elles les hommes et tout ce qu'ils ont fait Il emporte les cours les prend et les déporte Un instant tout finit un instant tout défait
C'est la dernière image qui s'est cristallisée Gravée dans la mémoire comme on grave la pierre Celui qu'on a chéri est peut être écrasé Sous des tonnes de boues et n'aura pas de bière
Enseveli par l'eau et pour la fin des temps On ne saura jamais s'il est mort ou vivant Et chaque jour un peu et cela pour longtemps On pensera à lui chaque jour se levant
Le malheur est passé mais les images restent La douleur est très forte le souvenir vivace Quand l'aimé ne vient pas son absence l'atteste Q'il ne reviendra plus et qu'il ne laisse trace
Le cour vivra serré et cela pour longtemps Les enfants sans parents les parents sans enfants C'est lourd à supporter pendant combien de temps Et il faudra s'y faire et l'apprendre aux enfants