L’orchestre jouait Mozart il aurait pu jouer
Tchaïkovski ou un autre Ravel ou Debussy
De tous
les musiciens pas un seul enroué
La
musique était belle et l’harmonie aussi
Et que
les musiciens fussent dix ou cinquante
Peu
importe le nombre le geste était parfait
Et
l’oreille attentive était comme une amante
Le
moindre pas de l’art et les contes de fées
L’œil
prenait du plaisir à voir ces gestes beaux
Dans une
synchronie qu’on ne pouvait parfaire
Dirigée
par un homme qui faisait des tableaux
Que
traduisait l’oreille et libérait les fers
Le chef
d’orchestre avait l’âme en pleine musique
Ses
gestes en harmonie avec ceux qu’il guidait
Nous
montraient cette grâce cette envolée lyrique
L’oreille
retenue quand les yeux regardaient
Tous les
sens écoutaient l’œil savourant les gestes
Et
l’oreille emportée par une douce brise
Quand la
peau fourmillant car n’étant pas du reste
Avait la
chair de poule et l’âme qui se grise
Mais en
voyant l’orchestre une idée m’est venue
Et
j’aurais bien voulu la voir bien réelle
La plus
belle musique serait la bienvenue
Et
l’orchestre serait toute une ribambelle
Faite de
tous les hommes chacun son instrument
Jouant
pour le bonheur une même musique
L’harmonie les liant car ayant fait serment
De donner
à leur monde une philharmonique
Et que je
fusse musicien ou tenant labaguette
Cela
m’est bien égal car le plaisir étant
De voir
une musique et tous les hommes en fête
Savourer
leur bonheur et durer tout le temps
Mohamed
HAMMOUCHE
25 avril
2005