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Et la vague
naissait sous le souffle du vent
J'entendais dans mon cour les flots de sang qui roule
Une odeur de jasmin autour du corps s'enroule
Et le corps emporté tombait sur le divan
Une main, des doigts doux, le sentiment courait
Le long de tout mon être les visions accouraient
Un corps contre le mien de chaleur exaltant
Et la vague emportait l'âme contre le temps
La pensée s'évadait, venait, tourbillonnait
Se métamorphosait et mes yeux condamnés
Voyait s'ouvrir un gouffre et une voix si tendre
Y venait du fond même et il fallait l'entendre
Une odeur de jasmin empreignait cette voix
Et j'étais là, couché, libéré des torpeurs
Les yeux fixant un monde et l'âme autour d'un cour
Et je me sentais bien, vivant et rêveur à la fois
Mohamed HAMMOUCHE
14.01.1973
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