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Peu importe le
verre
Peu importe le
verre pourvu qu’on ait l’ivresse
Alors buvons,
heureux, à la santé des braves
Une douce gorgée
dont le goût qui, suave,
Fait naître cent
plaisirs et de douces caresses
Buvons
Par petites
gorgées la saveur imprégnant
Les muqueuses
qu’elles touchent et la peau chair de poule
Dit le plaisir
immense dans l’ambiance régnant
Buvons, buvons
encore que l’élixir coule
On y plonge
titubant entrant pour voir un monde
Où les rêves
interdits courent à vos pieds s’asseoir
On y voyage alors
mille lieues à la ronde
Heureux comme une
fée quand arrive le soir
Mais bon Dieu
pourquoi boire pourquoi chercher le rêves
Fuir notre
quotidien quand le courage manque
Pourquoi coûte que
coûte s’accorder une trêve
Car au lieu de
foncer nous préférons la planque
Buvons pour
oublier pour créer souvenirs
Et dire te
rappelles-tu quand nous trinquions ensemble
Tu parlais sans
comprendre je te voyais venir
Les jambes
grelottant et les lèvres qui tremblent
Car il est des
moments où l’esprit alourdi
Veut lâcher de son
lest il veut être léger
Par la fraîcheur
aidant alerte dégourdi
Quand on se sent
trop lourd on voudrait voltiger
Quand boire fait
oublier le monde et ses problèmes
Quand les nerfs
sont à bout et la fatigue aidant
Alors
l’échappatoire pour ce visage blême
Se trouve dans la
coupe qu’on serre entre les dents
Boire peut-il
résoudre les tracas ou l’ennui
Quand l’esprit
retrouvé resurgit le problème
Doit-on retourner
boire pour y passer la nuit
Où chercher pour
un temps l’occupation qu’on aime
En parlant de
boisson j’ai bien envie de boire
Puisque la coupe
est pleine et l’arôme alléchant
Une boisson
subtile je vous prie de me croire
Qui rend heureux
un temps oui de l’aube au couchant
Et ce n’est pas du
vin, aimer comme élixir
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